Cit. Moustaki

“Dichiaro lo stato di felicità permanente”

“dico che la sofferenza è cosa sacrilega,
quando ci sono rose e pane per tutti”

“che la mia donna sia bella ad ogni ora del giorno,
senza doversi nascondere sotto il fard.
E che non si dica più di rimandare a più tardi
la voglia che ho di far l’amore con lei.
Che i nostri figli siano degli uomini, non degli adulti”

“che noi siamo fratelli, compagni e complici,
invece di essere due generazioni che s’insultano”

“dichiaro lo stato di felicità permanente […]
senza che sia votato dentro alcun parlamento.
Dico che, ormai, noi saremo responsabili.
Non renderemo conto a nessuno e a niente.
E trasformeremo il caso in destino,
soli a bordo, e senza padrone, e senza dio, e senza diavolo”

Da Déclaration:

“Je déclare l’état de bonheur permanent
Et le droit de chacun à tous les privilèges.
Je dis que la souffrance est chose sacrilège
Quand il y a pour tous des roses et du pain blanc.
Je conteste la légitimité des guerres,
La justice qui tue et la mort qui punit,
Les consciences qui dorment au fond de leur lit,
La civilisation au bras des mercenaires.
Je regarde mourir ce siècle vieillissant.
Un monde différent renaîtra de ses cendres
Mais il ne suffit plus simplement de l’attendre :
Je l’ai trop attendu. Je le veux à présent.
Que ma femme soit belle à chaque heure du jour
Sans avoir à se dissimuler sous le fard
Et qu’il ne soit plus dit de remettre à plus tard
L’envie que j’ai d’elle et de lui faire l’amour.
Que nos fils soient des hommes, non pas des adultes
Et qu’ils soient ce que nous voulions être jadis.
Que nous soyons frères camarades et complices
Au lieu d’être deux générations qui s’insultent.
Que nos pères puissent enfin s’émanciper
Et qu’ils prennent le temps de caresser leur femme
Après toute une vie de sueur et de larmes
Et des entre-deux-guerres qui n’étaient pas la paix.
Je déclare l’état de bonheur permanent
Sans que ce soit des mots avec de la musique,
Sans attendre que viennent les temps messianiques,
Sans que ce soit voté dans aucun parlement.
Je dis que, désormais, nous serons responsables.
Nous ne rendrons de compte à personne et à rien
Et nous transformerons le hasard en destin,
Seuls à bord et sans maître et sans dieu et sans diable.
Et si tu veux venir, passe la passerelle.
Il y a de la place pour tous et pour chacun
Mais il nous reste à faire encore du chemin
Pour aller voir briller une étoile nouvelle.
Je déclare l’état de bonheur permanent.”

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