Moustaki – testi preferiti

Non resisto a copiarvi anche alcuni bei testi (in francese) di  Georges Moustaki.

[ Su di lui: http://it.wikipedia.org/wiki/Georges_Moustaki
http://www.anarca-bolo.ch/a-rivista/294/28.htm
http://www.creatweb.com/moustaki/Findex.htm ]

 

Le métèque

http://www.youtube.com/watch?v=46OKq8Fs-f0&feature=related

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents

Avec mes yeux tout délavés
Qui me donnent l’air de rêver
Moi qui ne rêve plus souvent

Avec mes mains de maraudeur
De musicien et de rôdeur
Qui ont pillé tant de jardins

Avec ma bouche qui a bu
Qui a embrassé et mordu
Sans jamais assouvir sa faim

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
De voleur et de vagabond

Avec ma peau qui s’est frottée
Au soleil de tous les étés
Et tout ce qui portait jupon

Avec mon cœur qui a su faire
Souffrir autant qu’il a souffert
Sans pour cela faire d’histoires

Avec mon âme qui n’a plus
La moindre chance de salut
Pour éviter le purgatoire

Avec ma gueule de métèque
De Juif errant, de pâtre grec
Et mes cheveux aux quatre vents

Je viendrai, ma douce captive
Mon âme sœur, ma source vive
Je viendrai boire tes vingt ans

Et je serai prince de sang
Rêveur ou bien adolescent
Comme il te plaira de choisir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir

Et nous ferons de chaque jour
Toute une éternité d’amour
Que nous vivrons à en mourir..

 

NOUS VOULIONS

https://dl.dropbox.com/u/4342306/Musica/03%20Nous%20Voulions.mp3

Nous voulions changer le cours de l’histoire
Nous voulions toute la mer à boire
Nous voulions des châteaux en Espagne
Nous voulions rapprocher les montagnes
Nous voulions que nos femmes enfantent
Une humanité différente
Nous voulions des aurores nouvelles
Nous voulions renaître avec elles

L’imagination était au pouvoir
Circulez il n’y a plus rien à voir

Nous voulions tout et tout de suite
Nous voulions vivre sans limites
Et nous promener sur la terre
Sans nous cogner à des frontières
Nous voulions demander l’impossible
Nous voulions des orages paisibles
Nous voulions de l’amour avant toute chose
Et du bonheur en overdose

L’imagination était au pouvoir
Circulez il n’y a plus rien à. voir

Sans regret et sans mélancolie
Je te chante la chanson que voici
Elle était rangée au fond de ma guitare
Elle m’est revenue en mémoire

L’imagination était au pouvoir
Circulez il n’y a plus rien à voir

 

La ligne droite

https://dl.dropbox.com/u/4342306/Musica/04%20La%20ligne%20droite.mp3

Je ne t’attends pas au bout d’une ligne droite
Je sais qu’il faudra faire encore des détours
Et voir passer encore des jours et des jours
Mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte

Il pleut chez moi chez toi le soleil est de plomb
Quand pourrons nous enfin marier nos saisons
Quand pourrons nous rentrer ensemble à la maison
Nous avons le temps mais pourquoi est-ce si long

Mes habits ont parfois des traces de poussière
Et le parfum fâné des amours passagères
Qui m’ont rendu la solitude plus légère
A l’aube de mes nuits blanches et solitaires

Et toi mon bel amour dis moi s’il y a des hommes
Qui t’ont rendu la vie un peu moins monotone
Qui t’aident à supporter l’hiver après l’automne
Et les silences obstinés du téléphone

Nous nous raconterons nos triomphes nos fêtes
Mais comment s’avouer toutes nos défaites
L’angoisse qui nous tient l’angoisse qui nous guette
Et s’accroche à chaque pensée à chaque geste

Je sais que tu seras au bout de mes voyages
Je sais que tu viendras malgré tous les détours
Nous dormirons ensemble et nous ferons l’amour
Dans un monde réinventé à notre image

 

17 ans

https://dl.dropbox.com/u/4342306/Musica/12%2017%20Ans.mp3

17 ans, une femme, une enfant
Qui ne sait rien encore et découvre son corps
Que le soleil enivre et que la nuit délivre.

17 ans, un sourire innocent,
Et le regard docile sous un rideau de cils,
Mais une faim de loup et une soif de tout.
17 ans, des seins de satin blanc
Semblent narguer le vent de leur charme insolent.

17 ans, et prendre encore le temps,
Le temps de refuser le monde organisé
Et faire à l’heure présente un aujourd’hui qui chante.
17 ans, et vivre à chaque instant
Ses caprices d’enfant, ses désirs exigeants.

17 ans, j’étais adolescent
Et je le suis encore en découvrant ton corps
Comme un fruit éclaté, comme un cri révolté.
17 ans, déjà, 17 ans, tu n’as
Que 17 ans, mon amour, mon enfant.

 

Un jour tu es parti (dedicata a Georges Brassens)

https://dl.dropbox.com/u/4342306/Musica/09%20Le%20jour%20que%20tu%20est%20parti.mp3

Refrain
Un jour tu es parti sous terre ou dans le ciel
Pour goûter au repos que l’on dit éternel
Rejoindre les copains qui t’avaient précédé
Et courtiser les muses de l’autre côté.
——— Et nous sommes restés gros Jean comme devant
Nous tous qui nous sentions pareils à des enfants.
Qui auraient grandi à l’ombre de ta moustache
Tu nous avais appris à crier : « mort aux vaches ! »
Sur un air de guitare et sans mâcher les mots,
Et surtout à être bons pour les animaux.
Au refrain
Au bord de notre mer Méditerrannée
Tu reposes là où jadis tu étais né
Et je soupçonne que tu ne dors que d’un œil
Pour regarder passer quelque vestale en deuil
Que le vent déshabille d’un geste fripon
Comme pout te montrer l’envers de ses jupons.
Au refrain
Ils ont fait ton éloge et célébré tes vers
Ils ont failli te faire porter l’habit vert
Et à titre posthume ils sont encore capables
De faire de toi un poète respectable
Toi qui ne respectais pas grand chose avoue-le
Et suivais simplement une autre route qu’eux.
Au refrain
Voici que moi aussi je viens faire un discours
Pardonne-moi de ne pas le faire plus court
Et si tu peux m’entendre depuis l’au-delà
Continue je t’en prie de nous donner le “la”
Raconte-nous comment ça se passe là-bas
Si tu t’y plais au point de n’en revenir pas.
Au refrain
…Rejoindre les copains qui t’avaient précédé
Et courtiser les muses de l’autre côté.

 

Les amis de Georges

https://dl.dropbox.com/u/4342306/Musica/14%20Les%20Amis%20de%20George.mp3

Les amis de Georges étaient un peu anars
Ils marchaient au gros rouge et grattaient leurs guitares
Ils semblaient tous issus de la même famille
Timides et paillards et tendres avec les filles
Ils avaient vu la guerre ou étaient nés après
Et s’étaient retrouvés à Saint-Germain-des-Prés
Et s’il leur arrivait parfois de travailler
Personne n’aurait perdu sa vie pour la gagner

Les amis de Georges avaient les cheveux longs
A l’époque ce n’était pas encore de saison
Ils connaissaient Verlaine, Hugo, François Villon
Avant qu’on les enferme dans des microsillons
Ils juraient, ils sacraient, insultaient les bourgeois
Mais savaient offrir des fleurs aux filles de joie
Quitte à les braconner dans les jardins publics
En jouant à cache-cache avec l’ombre des flics

Les amis de Georges, on les reconnaissait
A leur manière de n’être pas trop pressés
De rentrer dans le rang pour devenir quelqu’un
Ils traversaient la vie comme des arlequins
Certains le sont restés, d’autres ont disparu
Certains ont même la Légion d’honneur – qui l’eût cru?
Mais la plupart d’entre eux n’ont pas bougé d’un poil
Ils se baladent encore la tête dans les étoiles

Les amis de Georges n’ont pas beaucoup vieilli
A les voir on dirait qu’ils auraient rajeuni
Le cheveu est plus long, la guitare toujours là
C’est toujours l’ami Georges qui donne le la
Mais tout comme lui ils ne savent toujours pas
Rejoindre le troupeau ou bien marcher au pas
Dans les rues de Paris, sur les routes de province
Ils mendient quelquefois avec des airs de prince
En chantant des chansons du dénommé Brassens

 

Déclaration

Je déclare l’état de bonheur permanent
Et le droit de chacun à tous les privilèges.
Je dis que la souffrance est chose sacrilège
Quand il y a pour tous des roses et du pain blanc.
Je conteste la légitimité des guerres,
La justice qui tue et la mort qui punit,
Les consciences qui dorment au fond de leur lit,
La civilisation au bras des mercenaires.
Je regarde mourir ce siècle vieillissant.
Un monde différent renaîtra de ses cendres
Mais il ne suffit plus simplement de l’attendre :
Je l’ai trop attendu. Je le veux à présent.
Que ma femme soit belle à chaque heure du jour
Sans avoir à se dissimuler sous le fard
Et qu’il ne soit plus dit de remettre à plus tard
L’envie que j’ai d’elle et de lui faire l’amour.
Que nos fils soient des hommes, non pas des adultes
Et qu’ils soient ce que nous voulions être jadis.
Que nous soyons frères camarades et complices
Au lieu d’être deux générations qui s’insultent.
Que nos pères puissent enfin s’émanciper
Et qu’ils prennent le temps de caresser leur femme
Après toute une vie de sueur et de larmes
Et des entre-deux-guerres qui n’étaient pas la paix.

Je déclare l’état de bonheur permanent
Sans que ce soit des mots avec de la musique,
Sans attendre que viennent les temps messianiques,
Sans que ce soit voté dans aucun parlement.

Je dis que, désormais, nous serons responsables.
Nous ne rendrons de compte à personne et à rien
Et nous transformerons le hasard en destin,
Seuls à bord et sans maître et sans dieu et sans diable.

Et si tu veux venir, passe la passerelle.
Il y a de la place pour tous et pour chacun
Mais il nous reste à faire encore du chemin
Pour aller voir briller une étoile nouvelle.

Je déclare l’état de bonheur permanent.

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